Marc Lièvremont

Sélectionneur de l'équipe de France de Rugby de 2008 à 2011

Né d’un père militaire franc-comtois et d’une mère lorraine, Marc Lièvremont est l’aîné d’une fratrie de sept garçons et une fille, tous joueurs de rugby à plus ou moins haut niveau. Parmi eux :

Thomas : Biarritz Olympique et Equipe de France,
Matthieu : Stade Toulousain et Agen.
François : USA Perpignan
Claire : championne de France en 2005 avec l’équipe féminine de Toulouges.
Les jumeaux Pierre et Luc : Avenir castanéen (Fédérale 1)
Formé à l’Étoile sportive argelésienne d’Argelès-sur-Mer, Marc Lièvremont arrive à Perpignan en 1988, après avoir délaissé le poste de trois-quart centre pour celui de troisième ligne. À l’USAP, il remporte le Challenge Yves du Manoir en 1994 et porte le brassard de capitaine pendant sa dernière saison au club, en 1996-1997.

En 1997, il fait partie des 23 nouveaux joueurs recrutés par le Stade français et devient à la fin de la saison champion de France et finaliste de la Coupe de France. Il est parfois capitaine (en championnat et en Coupe d’Europe), notamment durant la saison 1999-2000, qui se termine une nouvelle fois par un titre de Champion pour le club parisien. À l’intersaison, il quitte finalement Paris pour Biarritz.

Au Pays basque, il retrouve son frère Thomas qui vient lui aussi de quitter son club de Perpignan. Après une dernière saison 2001-2002 gâchée par une blessure qui l’empêche de jouer, il est contraint de mettre prématurément un terme à sa carrière sans pouvoir participer aux phases finales du championnat qui voient le triomphe de Biarritz.

Coureur, dur au mal, doté d’un sens certain du sacrifice et d’un abattage impressionnant, il fut le prototype des « plaqueurs-gratteurs », comme Serge Betsen avec qui il partageait le surnom de « Sécateur » ainsi qu’un gabarit limité pour un troisième ligne (1,83 m, 92 kg).

L’Oscar de bronze du Midi Olympique qu’il reçut en 1998 récompensa sans nul doute ses aptitudes de défenseur et sa présence permanente au soutien, qualités qu’il manifesta à la fois en club au Stade français durant la saison 1997-98 et en équipe de France.

Il sera également titulaire pour tous les matches de la Coupe du monde en 1999. Il met fin à sa carrière internationale à l’issue de la compétition, après avoir tout de même participé à deux des plus belles aventures de l’équipe de France pendant les années 1990.

International en rugby à sept, il participa avec son frère Thomas à la Coupe du monde de 1997 à Hong Kong.

Il fut également invité à de nombreuses reprises à disputer des matches avec les Barbarians français, que ce soit à XV ou à sept, et en fut même plusieurs fois le capitaine (1996, 2000).

Contraint de mettre un terme à sa carrière de joueur en 2002 en raison d’une blessure persistante au genou droit (une dizaine d’opérations), il reste dans son dernier club du Biarritz olympique où il devient d’abord manager, puis entraîneur des Espoirs durant deux saisons (2003-2005). À la même période, il prend également en charge l’équipe de France des moins de 21 ans. Jusqu’en 2006, il est aussi co-entraîneur de l’équipe de France A.

En 2005, il devient l’entraîneur de l’US Dax qu’il emmène jusqu’en finale de Pro D2 en fin de saison. Le club échoue face à Albi mais prend sa revanche la saison suivante en battant La Rochelle le 27 mai 2007, accédant ainsi au Top 14.

Alors qu’il a convaincu ses deux frères, Thomas et Matthieu, troisièmes lignes également, de venir le rejoindre à Dax, Marc Lièvremont est nommé par Bernard Lapasset, alors président de la FFR, pour succéder à Bernard Laporte au poste de sélectionneur de l’Equipe de France de rugby[1].

Il intègre Fabien Pelous au comité de sélection, maintient Jo Maso comme manager et s’entoure de Émile Ntamack responsable des arrières et Didier Retière responsable des avants. Il commence par une large revue d’effectif avec 56 joueurs utilisés durant l’année 2008. Peu à peu, certains joueurs s’installent comme William Servat, Nicolas Mas, Morgan Parra, François Trinh-Duc, Lionel Nallet mais aussi Thierry Dusautoir, intronisé capitaine en 2009 en remplacement de Lionel Nallet.

Il remporte, en 2010, le Tournoi des VI Nations avec le grand chelem.

Lors du mondial 2011, l’Equipe de France de Marc Lièvremont élimine l’Angleterre en 1/4 de finale (19-12). En demi-finale, face aux Gallois, les Bleus l’emportent de justesse (9-8) et se qualifient pour la troisième finale de coupe du monde de leur histoire. Alors que les All Blacks, chez eux, sont donnés ultra-favoris, les Bleus, bien que perdant Morgan Parra et Vincent Clerc dans un match très physique, livrent une défense héroïque et dominent même la dernière demi-heure, étant finalement battus sur le fil (7-8). Jamais la France n’aura été aussi près de remporter une coupe du monde.

C’est ainsi sous l’ère Lièvremont que le XV de France réalise son meilleur parcours en Coupe du Monde.

Depuis avril 2012, il est consultant rugby, d’abord avec les journaux LeMonde et Sud Ouest[3], puis sur Canal+[4] où il commente des matches de Top 14 et de H Cup.

Avec son frère Thomas, ils tiennent un restaurant à Biarritz, le Bar de la Côte et ont ouvert un salon de soins et de détente à Bassussarry, le Spa Makila.

Enfin, depuis 2004, Marc Lièvremont est le parrain de la Fondation Action Enfance, avec ses frères et sœur. Action Enfance protège en France, dans ses Villages d’Enfants et Foyers, des enfants séparés de leurs parents et placés sur décision du juge, en raison de maltraitances ou de négligences graves. En 2009, le comédien Jean Dujardin vient co-parrainer cette action à ses côtés.